Gestes et soins à domicile
Guide client · Urgences et premiers soins

Aliments toxiques et plantes dangereuses

chez le chien et le chat : reconnaître, prévenir, réagir vite

Nos compagnons sont curieux et gourmands. Un aliment sur le comptoir, une plante sur le rebord de la fenêtre, un produit oublié dans le garage : la maison cache des poisons qu'ils ne connaissent pas. Voici lesquels, comment protéger votre animal, et surtout quoi faire dans les minutes qui suivent une ingestion, quand chaque geste compte.

Quoi faire tout de suite Plantes et lys Questions fréquentes

Ce guide est un outil d'accompagnement à domicile. Il ne remplace pas les conseils personnalisés de votre vétérinaire. En cas de suspicion d'empoisonnement, appelez-nous sans attendre au 514-223-1197.

En cas d'ingestion

Quoi faire tout de suite

Vous soupçonnez que votre animal a avalé quelque chose de dangereux ? Gardez votre calme et agissez vite. Le plus important tient en une phrase : appelez avant tout geste, et ne le faites pas vomir de votre propre initiative. Vous faites déjà ce qu'il faut en réagissant maintenant.

À faire, dans cet ordre

  • Éloignez votre animal du produit (ou le produit de votre animal).
  • Notez ce qu'il a avalé, la quantité estimée, l'heure, et son poids.
  • Appelez tout de suite : nous, une clinique d'urgence, ou une ligne antipoison animale (voir plus bas).
  • Gardez l'emballage ou une photo de l'étiquette; pour une plante, une photo ou un morceau aide à l'identifier.
  • S'il a vomi et que c'est facile, gardez un échantillon dans un sac fermé pour le vétérinaire.
  • N'attendez pas l'apparition des symptômes : pour beaucoup de poisons, le traitement n'est efficace que s'il commence tôt.

À ne jamais faire de votre propre initiative

  • Le faire vomir sans directive : JAMAIS chez le chat, jamais pour un produit corrosif ou pétrolier, jamais si l'animal tremble, convulse ou est abattu.
  • Utiliser du sel, du sirop d'ipéca, un doigt dans la gorge, de l'huile ou de la moutarde : c'est dangereux et inefficace. Le sel est lui-même un poison (convulsions).
  • Donner du lait : il ne neutralise aucun poison et provoque souvent de la diarrhée.
  • Donner du charbon activé à la maison : c'est un traitement de clinique, risqué s'il est mal administré.

Sur la peau ou dans les yeux

Produit huileux ou antipuce sur le poil (animal calme et sans symptôme seulement, après avoir appelé) : un bain à l'eau tiède avec un savon à vaisselle dégraissant, car l'eau seule n'enlève pas le corps gras. Si votre animal montre déjà des signes, direction la clinique AVANT le bain.

Éclaboussure dans l'œil : rincez doucement à l'eau tiède ou au sérum physiologique pendant 10 à 20 minutes, puis faites examiner l'œil même s'il a l'air normal : une brûlure chimique peut évoluer.

Qui appeler

Pour votre animal, appelez-nous d'abord, ou un centre d'urgence 24/7. Deux lignes antipoison animales existent aussi (payantes, en anglais) : elles ouvrent un dossier que votre vétérinaire peut ensuite reprendre.

Et faire vomir, alors ?

Chez le chien seulement, le vétérinaire ou une ligne antipoison peut, dans certains cas précis, vous guider pour faire vomir avec du peroxyde d'hydrogène 3 %, uniquement sur leur directive et avec la quantité qu'ils vous indiquent. Chez le chat, il n'existe aucun moyen sûr de faire vomir à la maison : le peroxyde peut lui être fatal.

Le piège

« Il a l'air correct » n'est pas une bonne nouvelle

C'est le réflexe le plus dangereux : votre animal a avalé quelque chose, mais il semble parfaitement bien, alors vous attendez. Or plusieurs poisons majeurs frappent en silence, des heures ou des jours plus tard, quand les dégâts sont déjà faits.

  • Raisins et raisins secs : les reins peuvent lâcher 1 à 3 jours après l'ingestion.
  • Antigel : un air « ivre », puis une fausse guérison, puis une insuffisance rénale.
  • Raticides anticoagulants : les saignements internes apparaissent souvent 3 à 7 jours plus tard.
  • Acétaminophène chez le chat : les gencives brunissent en quelques heures, c'est une urgence.
  • Palmier sago : le foie peut défaillir 2 à 3 jours après, même si les premiers vomissements sont passés.
  • Xylitol : l'hypoglycémie peut tarder jusqu'à 12 à 18 heures, et le foie souffrir ensuite.
  • Oignon et ail : l'anémie se voit parfois seulement plusieurs jours après.

La règle à retenir

Après une ingestion connue, appelez même si votre animal va bien. Il vaut toujours mieux nous appeler pour rien que de laisser passer les premières heures, souvent les seules où l'on peut agir.

Dans l'assiette

Les aliments toxiques

Beaucoup d'aliments du quotidien, sans danger pour nous, sont toxiques pour nos animaux. En voici les plus fréquents. Dans le doute sur une quantité, ne calculez pas seul : appelez.

Chocolat

La théobromine du chocolat est toxique pour le cœur et le système nerveux. Plus le chocolat est noir ou amer (chocolat de cuisson, cacao), plus il est concentré et dangereux. Nous avons un outil gratuit qui estime le risque selon le poids de votre chien, le type de chocolat et la quantité.

Ouvrir le calculateur de chocolat

Xylitol (sucre de bouleau)

Une urgence propre au CHIEN (le chat n'est pas considéré à risque). Cet édulcorant provoque une chute brutale de la glycémie et peut atteindre le foie. On le trouve dans la gomme et les bonbons sans sucre, certains beurres d'arachide, des gommes de mélatonine, des vitamines à croquer, et même des vaporisateurs nasaux. Lisez « sucre de bouleau » ou « birch sugar » sur l'étiquette.

Raisins et raisins secs

Peuvent causer une insuffisance rénale chez le chien. Il n'existe aucune dose sûre : la sensibilité varie d'un animal à l'autre. L'acide tartrique est la cause probable, ce qui met au même niveau la crème de tartre et la pâte de tamarin (attention à la pâte à modeler maison). Le jus, le pain aux raisins et le gâteau aux fruits comptent aussi.

Oignon, ail, ciboulette, poireau

Cette famille (les Allium) contient des composés soufrés qui oxydent et détruisent les globules rouges : anémie, faiblesse, urine foncée. Le chat y est encore plus sensible que le chien. Les formes cuites, séchées ou en poudre sont plus concentrées (soupe à l'oignon, poudre d'ail, petits pots pour bébé), et les signes tardent souvent plusieurs jours.

Noix de macadamia

Chez le chien : faiblesse des pattes arrière, tremblements, parfois de la fièvre. C'est le plus souvent passager, mais désagréable et anxiogène : appelez-nous pour savoir quoi surveiller.

Alcool et pâte à pain crue

L'alcool, même en petite quantité (restes de cocktail, désinfectant pour les mains), déprime le système nerveux. La pâte à pain crue est double danger : elle lève dans l'estomac chaud en produisant de l'alcool et des gaz, avec un risque de distension et de torsion.

Caféine

Une gorgée de café ou de thé empoisonne rarement; le danger, c'est le concentré : marc et grains de café, capsules, sachets de thé, boissons énergisantes et surtout les comprimés de caféine ou pré-entraînement.

Aliments moisis et compost

Les moisissures (sur des restes, des noix, dans le compost ou la poubelle) produisent des toxines qui déclenchent vite tremblements, agitation et convulsions. Gardez poubelle et compost hors de portée.

Sel en excès et gras

Trop de sel (pâte à sel maison, eau de mer, sels de déglaçage léchés) peut provoquer une intoxication au sel. Un repas très gras (peau, sauce, bacon) est un déclencheur classique de pancréatite.

Avocat : la vraie histoire

Bonne nouvelle : l'avocat n'est pas un poison important pour le chien et le chat. Sa toxine, la persine, vise surtout les oiseaux et les lapins. Le vrai risque chez nos animaux, c'est le gras (troubles digestifs, pancréatite) et le noyau, qui peut bloquer l'intestin.

Produits laitiers

Le lait et le fromage ne sont pas toxiques, mais la plupart des chiens et des chats adultes digèrent mal le lactose : en quantité, ils causent gaz et diarrhée. À réserver, tout au plus, aux très petites portions occasionnelles.

Au jardin et à la maison

Les plantes dangereuses

Certaines plantes d'intérieur et de jardin sont irritantes, d'autres carrément mortelles. Voici comment faire la part des choses, en commençant par les plus graves.

Les plus dangereuses

If (Taxus)

La haie la plus dangereuse au Québec, présente dans quantité de cours. Toutes les parties (sauf la baie rouge charnue) contiennent des toxines cardiaques : la mort peut être le premier signe, sans antidote. Les branches taillées et séchées restent toxiques des mois : ramassez les rognures.

Muguet (Convallaria)

Un couvre-sol commun et envahissant. Toutes ses parties contiennent des glycosides cardiaques qui dérèglent le rythme du cœur, chez le chien comme chez le chat.

Palmier sago (Cycas)

Vendu comme plante d'intérieur ou bonsaï chez nous. La graine est la plus toxique; l'ingestion cause une atteinte grave du foie. C'est l'une des plantes les plus dangereuses : jusqu'à la moitié des cas peuvent être mortels.

Laurier-rose (Nerium)

Plante de patio rentrée l'hiver au Québec. Cardiotoxique dans toutes ses parties.

Azalée et rhododendron

Leurs grayanotoxines dérèglent le cœur et les nerfs : quelques feuilles suffisent à provoquer vomissements, faiblesse et troubles cardiaques.

Digitale, colchique, ricin

La digitale (glycosides cardiaques), le colchique d'automne (colchicine, atteinte de plusieurs organes) et le ricin (graines de ricin) sont gravement toxiques pour le chien et le chat.

Les lys et le chat : une urgence rénale

Les vrais lys (Lilium : lys de Pâques, tigré, asiatique, oriental) ET les hémérocalles (Hemerocallis, les « lys d'un jour », très répandus dans nos jardins) causent une insuffisance rénale MORTELLE chez le chat. Toutes les parties sont dangereuses, y compris le pollen que le chat lèche sur son pelage et l'eau du vase. Le traitement se joue en heures : au moindre contact, filez à la clinique.

Attention au piège des noms. Plusieurs plantes portent le mot « lys » sans en être. Le « lys de la paix » (spathiphyllum), le calla et le lys péruvien (alstroémère) ne sont PAS des vrais lys : ils irritent la bouche, mais n'attaquent pas les reins. Le muguet, lui, est un poison du cœur, pas des reins. Dans le doute, prenez une photo et appelez.

Chez le chien, les vrais lys et les hémérocalles ne causent, au pire, qu'un dérangement digestif léger : cette urgence rénale est propre au chat.

Les plantes irritantes de la maison

Les aroïdes (dieffenbachia, philodendron, pothos, monstera, plante ZZ, lys de la paix, calla) libèrent de minuscules cristaux qui piquent : douleur buccale intense, salivation, vomissements. Une vraie difficulté à respirer reste rare. L'aloès cause un dérangement digestif léger à modéré. Les bulbes de printemps (tulipe, jacinthe, jonquille, amaryllis) sont surtout concentrés dans le bulbe : surveillez la plantation et le chien qui creuse.

Les plantes des fêtes

  • Poinsettia : sa réputation est exagérée. Il n'est que légèrement irritant (bave, petit haut-le-cœur).
  • Houx : plus sérieux, avec en prime les piquants qui blessent la bouche.
  • Gui : le gui vendu en Amérique du Nord dérange surtout la digestion; le gui européen est plus toxique.
  • Eau du sapin de Noël : risque faible, mais l'eau stagnante avec engrais peut donner nausées et diarrhée.

Des plantes sûres avec un animal

Pour décorer sans risque, voici des plantes reconnues non toxiques pour le chien et le chat :

Plante-araignée Fougère de Boston (une vraie fougère) Violette africaine Orchidée phalaenopsis Calathéa Peperomia Herbe à chat Palmier queue-de-cheval Palmier nain (parlour)

Deux sosies à ne pas confondre. Le palmier sago n'est PAS un vrai palmier : c'est l'une des plantes les plus dangereuses. La fougère asperge n'est PAS une vraie fougère : elle est toxique. Vérifiez toujours le nom exact d'une plante.

La base de données de plantes toxiques et sûres de l'ASPCA (ouvre un nouvel onglet)
Placards et garage

Les poisons ménagers et les médicaments

Les médicaments sont la première cause d'appels aux centres antipoison animaux, devant les aliments. Avec les produits ménagers et de garage, ce sont les intoxications qu'on voit le plus.

Médicaments humains

Les anti-inflammatoires (ibuprofène, naproxène) provoquent ulcères et atteinte des reins, parfois avec une seule dose. L'acétaminophène (Tylenol) est FATAL au chat (le sang ne transporte plus l'oxygène : gencives brunâtres, enflure du visage et des pattes) et abîme le foie du chien. Les stimulants du TDAH et les antidépresseurs causent agitation, cœur emballé et tremblements. Gardez tout médicament hors de portée, et vérifiez sous les meubles.

Vitamine D et comprimés aromatisés

La vitamine D (suppléments, crèmes contre le psoriasis léchées, certains raticides) fait grimper le calcium et peut atteindre les reins : un poison sous-estimé. Attention aussi aux comprimés vétérinaires aromatisés (au foie, au bœuf) : un chien peut vider le flacon parce qu'ils ont bon goût.

Cannabis et THC

Les appels ont bondi depuis la légalisation de 2018. Les produits comestibles cumulent souvent THC, chocolat et parfois xylitol. C'est rarement mortel, mais très désorientant. Dites-nous franchement ce que votre animal a avalé, cannabis compris : ça ne change rien à votre accueil, vous n'êtes pas dénoncé, et ça permet de le traiter plus vite.

Antigel

L'antigel (éthylène glycol) est mortel en quantité minime, et l'antidote n'agit que dans les toutes premières heures. Ne vous fiez pas à la couleur (vert, orange, rose, bleu). Essuyez toute fuite, rangez les bidons, et méfiez-vous en saison froide. Notre guide sur la maison sécuritaire en dit plus.

Raticides et souricides

Trois grands types agissent de façons complètement différentes (anticoagulants, brométhaline, cholécalciférol). Le message est simple : apportez l'emballage, car le TYPE change tout le traitement. Les signes tardent parfois plusieurs jours. Manger un rongeur empoisonné peut aussi intoxiquer votre animal.

Produits ménagers

Bien dilués, l'eau de Javel et les nettoyants courants sont surtout irritants. Les produits concentrés (déboucheur, nettoyant à four) causent de vraies brûlures caustiques de la bouche et de l'œsophage : ne faites surtout pas vomir, rincez doucement la gueule et appelez.

Huiles essentielles et le chat

Le chat est très sensible aux huiles essentielles (arbre à thé, pot-pourri liquide, diffuseurs) : par la bouche comme par la peau, car il les absorbe puis les lèche en se toilettant. Un diffuseur qui fuit ou quelques gouttes sur le pelage peuvent suffire.

Perméthrine sur un chat

N'appliquez JAMAIS un antipuce pour chien sur un chat. La perméthrine, sans danger pour le chien, provoque chez le chat des tremblements et des convulsions qui peuvent être mortels. Une seule application peut suffire : en cas d'erreur, appelez tout de suite.

Reconnaître

Les signes à surveiller

Aucun signe unique ne « prouve » un empoisonnement, et les mêmes symptômes existent dans d'autres maladies. Cette liste ne sert pas à diagnostiquer : elle sert à décider d'appeler.

Digestifs

Vomissements, diarrhée, bave excessive, perte d'appétit, douleur au ventre.

Neurologiques

Tremblements, incoordination, convulsions, agitation ou au contraire abattement.

Respiratoires

Halètement, respiration rapide ou difficile.

Cœur et gencives

Rythme anormal, gencives pâles, bleutées ou brunâtres, grande faiblesse.

Saignements

Bleus, points rouges sur la peau, saignement du nez ou dans les selles.

Urine et jaunisse

Urine foncée, plus ou moins abondante, ou jaunissement des gencives et du blanc des yeux.

Drapeaux rouges : on y va maintenant

Ne perdez pas de temps si vous voyez l'un de ces signes, ou si vous savez que votre animal a avalé un poison à haut risque (antigel, lys chez le chat, raticide, xylitol) :

  • Convulsions ou tremblements
  • Effondrement ou perte de conscience
  • Difficulté à respirer, ou gencives bleues, grises ou très pâles
  • Saignement qui ne s'arrête pas
Au fil de l'année

Les dangers au fil des saisons

Le calendrier montréalais amène ses propres risques. Un coup d'œil saison par saison aide à anticiper.

La cour, le jardin et les parcs

  • If et muguet : les deux plantes mortelles les plus communes de nos cours (voir plus haut).
  • Glands de chêne : fréquents dans les parcs de Montréal; leurs tanins irritent l'estomac.
  • Marrons de marronnier : partout sur les trottoirs à l'automne; surtout un risque d'occlusion.
  • Champignons sauvages : présumez que tout champignon de pelouse est dangereux; l'amanite vireuse existe au Québec.
  • Compost et engrais : compost (moisissures) et farine d'os ou de sang attirent les chiens.
  • Algues bleu-vert : dans plusieurs lacs l'été; un chien qui se baigne et boit peut s'intoxiquer gravement.

L'hiver montréalais

Les sels de déglaçage brûlent et assèchent les coussinets, puis le chien les lèche : rincez-lui les pattes au retour. Et c'est la grande saison de l'antigel : la moindre flaque sucrée est un danger mortel.

Le calendrier des fêtes

  • Halloween : les bonbons et le chocolat font grimper les appels antipoison en flèche.
  • Pâques : chocolat, lys mortels pour le chat, et faux gazon des paniers (corps étranger).
  • Noël : chocolat, guirlandes et ficelles (surtout dangereuses pour le chat), eau du sapin.
  • Été (Saint-Jean, fête du Canada) : épis de maïs et os cuits (occlusion), brochettes, restes gras, alcool.

Trois peurs à relativiser

Tout n'est pas aussi grave qu'on le dit. Les pépins de pomme (le risque de cyanure est en pratique négligeable), les hostas (dérangement digestif léger) et le paillis de cacao (danger très exagéré, presque pas vendu au Canada) inquiètent souvent plus qu'ils ne le méritent. Restez vigilant, mais sans paniquer.

Prévenir

Prévenir au quotidien

La meilleure intoxication est celle qui n'arrive pas. Quelques habitudes simples font toute la différence.

  • Ranger en hauteur ou sous clé : aliments dangereux, médicaments et produits ménagers dans des armoires fermées; poubelle et compost couverts.
  • Choisir des plantes sûres : placez les bouquets (surtout les lys) hors de portée des chats, et évitez if et muguet là où l'animal circule.
  • Garder les produits dans leur contenant d'origine : ne transvasez jamais un produit toxique dans un contenant alimentaire.
  • Sensibiliser la maisonnée : famille, enfants et invités ne donnent rien à l'animal sans votre accord.
  • Noter les numéros à l'avance : les nôtres et ceux d'un centre d'urgence 24/7, pour ne pas les chercher en panique.
Questions fréquentes

Vos questions, nos réponses

Ce qui revient le plus souvent, y compris ce qu'on ose rarement demander.

Mon animal a l'air parfaitement bien. Dois-je quand même appeler ?
Oui. Après une ingestion connue, plusieurs poisons frappent seulement après des heures ou des jours (raisins, antigel, raticides, oignon…). Attendre les symptômes, c'est souvent laisser passer les heures où l'on peut encore agir. Appelez : on évalue ensemble s'il faut s'inquiéter.
J'ai attendu avant d'appeler, ou je ne suis pas sûr de ce qu'il a avalé. Est-ce trop tard, et vais-je me faire juger ?
Appelez maintenant, même si du temps a passé, même si vous n'êtes pas certain : on peut souvent encore faire quelque chose, et une information partielle vaut mieux que rien. Personne ne vous jugera, ni pour le délai, ni pour ce que votre animal a avalé (cannabis compris). Notre seul objectif, c'est de l'aider.
Puis-je le faire vomir moi-même pour gagner du temps ?
Non, pas de votre propre initiative. Chez le chat, il n'existe aucun moyen sûr de le faire vomir à la maison. Chez le chien, seul le vétérinaire ou une ligne antipoison peut vous y guider, dans certains cas, avec la bonne méthode. Faire vomir au mauvais moment (produit corrosif, animal abattu) peut aggraver les choses.
Mon chat a mâché une feuille de « lys ». C'est grave ?
Ça dépend du vrai « lys ». Un vrai lys (Lilium) ou un lys d'un jour (hémérocalle) est une urgence rénale : filez à la clinique. Un « lys de la paix », un calla ou un lys péruvien irritent surtout la bouche. Dans le doute, prenez une photo de la plante et appelez-nous : on vous dira quoi faire.
Existe-t-il des plantes 100 % sûres avec un chat ?
Oui, plusieurs : plante-araignée, vraie fougère de Boston, violette africaine, orchidée, herbe à chat… (voir la section Plantes). Vérifiez toujours le nom exact avant d'acheter, car certains sosies (palmier sago, fougère asperge) sont dangereux. La base de l'ASPCA permet de vérifier une plante.
Combien coûte un appel à un centre antipoison ?
Nous appeler ne coûte rien : commencez par là. Les deux lignes antipoison animales (ASPCA, Pet Poison Helpline) sont payantes et en anglais, mais elles ouvrent un dossier que votre vétérinaire peut reprendre. Le Centre antipoison du Québec est gratuit, mais il répond aux empoisonnements chez l'humain, pas chez l'animal.

Connaître les poisons, c'est déjà protéger

Ranger ce qui est dangereux, choisir des plantes sûres, et savoir quoi faire dans les premières minutes : voilà ce qui sauve des vies. Et rappelez-vous la règle d'or : après une ingestion, on appelle sans attendre les symptômes. Au moindre doute, nous sommes là.

Un doute sur quelque chose qu'il a avalé ?

Ne restez pas seul avec votre inquiétude. Appelez-nous : on évalue la situation avec vous et on vous guide, étape par étape.