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Guide accompagnement · Chien et chat

Adopter un animal de refuge ou de sauvetage : avant de dire oui, et les premières semaines

Un chien ou un chat adulte arrive avec une histoire dont on ne connaît qu'une partie. Voici quoi demander avant de signer, ce que la Ville et le gouvernement exigent ou recommandent, et comment vivre les premières semaines et la première visite.

Ce guide est fourni à titre informatif, pour vous accompagner. Il ne remplace pas l'avis personnalisé de votre vétérinaire : chaque animal et chaque histoire sont différents. Au moindre doute, parlez-en à notre équipe. Au besoin, appelez-nous au 514 223-1197.

Repères vérifiés le 9 octobre 2026.

Un chiot ou un chaton ? Voir Accueillir un chiot ou un chaton.

Un chat trouvé dans la rue ? Voir J'ai trouvé un chaton ou un chat errant.

Un seul de ces signes, et ça ne peut pas attendre.

Un animal qui arrive d'un refuge ou d'un autre foyer est fatigué et stressé, mais ces signes-là ne sont jamais « juste de l'adaptation ».

  • Il respire avec difficulté, ou ses gencives sont pâles ou bleutées. Chez un chat, une respiration la gueule ouverte au repos, ou qui ne cesse pas quelques minutes après le trajet une fois au calme et au frais, ne peut pas attendre.
  • Un chat, surtout un mâle, force dans la litière sans que rien ne sorte.
  • Il fait une convulsion.
  • Il vomit du sang ou a une diarrhée avec du sang, ou il est abattu au point de ne plus se lever.
  • Il vient du Nord-du-Québec, d'une région touchée par la rage ou d'un autre pays, et l'un de ces signes apparaît : agressivité ou morsures sans raison, abattement soudain, salive qui coule, faiblesse ou paralysie des pattes, démarche chancelante, mâchoire qui pend, cris inhabituels. Enfermez-le seul dans une pièce sans le toucher, puis appelez avant de vous déplacer, en disant d'où il vient.

Vous n'avez pas à décider lequel de ces signes compte le plus. Si un seul vous parle, partez; pour le dernier, appelez d'abord. Si vous hésitez, appelez quand même : trier, c'est notre travail, pas le vôtre. En dehors de nos heures, un centre d'urgence 24/7 répond, et décrire la situation au téléphone ne vous engage à rien. Appelez-nous au 514 223-1197, ou voir Quoi faire en urgence et Centres 24/7.

Quelqu'un a été mordu ou griffé ?

Lavez la plaie à l'eau et au savon, appelez Info-Santé au 811 en disant d'où vient l'animal, puis appelez-nous. Ne vous en départez pas, et gardez-le en vie : il pourrait devoir être mis en observation. À Montréal, si votre chien a mordu ou tenté de mordre, la Ville exige d'en être avisée dans les 3 jours et impose des conditions, dont la muselière-panier dehors.

Avant de signer

Avant de dire oui : les questions qui comptent

Un refuge, une famille d'accueil ou un particulier connaît une partie de l'histoire de l'animal, rarement toute. Vos questions servent à choisir un animal qui convient à votre vie et à préparer sa première visite; « on ne sait pas » est déjà une réponse.

Ce qu'il faut demander

  • Sa santé : ce qui a été fait (vaccins datés et prouvés, vermifuges, tests, stérilisation, micropuce), ses maladies, ses médicaments, sa nourriture, son dernier examen. La liste à imprimer reprend tout. On vous propose un chat positif au FIV ou au FeLV ? Lisez d'abord Vivre avec un chat positif : les deux virus n'ont pas le même pronostic.
  • Sa provenance : la rue, une autre maison, une autre région, un autre pays, et depuis quand il est au refuge. S'il vient du Nord-du-Québec, d'une région touchée par la rage ou d'un autre pays, lisez l'encadré suivant.
  • Son caractère : avec les chats, les chiens, les enfants, les inconnus; a-t-il déjà mordu, est-il propre, peut-il rester seul ? S'il a vécu en famille d'accueil, demandez ce qu'elle a observé : c'est un bon reflet de sa vie dans une maison.
  • Chez vous : à Montréal, la Ville interdit de garder plus de 4 chats ou chiens par logement, dont jamais plus de 3 chiens. Faites vérifier les vaccins de vos animaux avant son arrivée : on ne sait pas encore ce qu'il apporte avec lui.

Vérifier à qui vous avez affaire

Au Québec, un refuge ou une SPA doit détenir un permis du gouvernement : demandez-en le numéro. Méfiez-vous de ces cinq signaux d'alarme, que l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) donne pour tout vendeur ou donneur :

  • une rencontre proposée dans un endroit neutre, ou un animal expédié, au lieu de pouvoir le voir là où il vit;
  • aucun moyen de le voir avant de payer;
  • de l'argent à envoyer dans un autre pays;
  • aucune question sur votre mode de vie;
  • aucun document vétérinaire, aucune garantie de santé, aucune politique de retour.

Avant même son arrivée

Venu du Nord, d'une région touchée par la rage ou d'un autre pays

Ici, certaines précautions commencent avant que l'animal entre chez vous. Elles viennent du ministère de l'Agriculture du Québec (MAPAQ) et du gouvernement du Canada.

Un chien du Nord-du-Québec

La rage est installée chez les renards du Nord, et un chien infecté peut sembler en santé pendant des mois : aucun test ne le dit, et un vaccin donné à un chien déjà infecté n'empêche pas la maladie. Le MAPAQ recommande :

  • de faire vacciner vos autres animaux contre la rage au moins 30 jours avant l'arrivée du chien;
  • pendant six mois, même s'il a un carnet à jour : limiter ses contacts et noter qui il a côtoyé, le garder en laisse dehors, ne pas le donner ni le vendre;
  • de transmettre ces consignes à toute personne qui s'en occupe.

Il est déjà chez vous et vos animaux ne sont pas vaccinés contre la rage ? Dites-le en prenant rendez-vous.

Une région touchée par la rage

En 2026, la rage du raton laveur touche des secteurs de la Montérégie, de l'Estrie et du Centre-du-Québec (carte à jour sur Québec.ca (ouvre un nouvel onglet)). Pour un chien ou un chat errant, ou dont on ne connaît pas l'histoire, venu de ces secteurs, le MAPAQ recommande six mois de précautions : contacts limités, vos autres animaux à jour dans leur vaccin contre la rage, l'animal à l'intérieur si possible (surtout un chat) et en laisse dehors, pas de parc à chiens, ne pas le donner ni le vendre. Le MAPAQ demande au refuge de vous remettre son avis.

Un autre pays

Depuis 2022, l'entrée d'un chien destiné à l'adoption est interdite s'il vient d'un pays à risque élevé de rage canine : l'ACIA le considère comme un chien commercial. Pour un chien adulte venu d'un autre pays, la frontière vérifie surtout un certificat de vaccination contre la rage, sans test de santé ni quarantaine; ce certificat prouve qu'un vaccin a été inscrit, pas que l'animal est protégé. L'Agence de la santé publique du Canada recommande de garder un chien importé à l'écart des autres animaux et des personnes vulnérables pendant deux à quatre semaines; parmi les risques, elle nomme la rage, la brucellose et un ténia. S'il a vécu dans une région où la rage circule chez les animaux, le MAPAQ recommande aussi six mois de surveillance attentive.

Dans les trois cas, dites d'où il vient en prenant rendez-vous.


L'administratif

Les papiers : ce qu'on vous remet, ce que vous demandez

À la signature

Si le refuge est situé à Montréal, la Ville l'oblige à vous remettre la preuve que l'animal est stérilisé et micropucé, ou le formulaire d'un vétérinaire qui justifie un report ou une contre-indication : gardez-le. Si le refuge vous dit que le chien a déjà mordu ou qu'il est soumis à des conditions de garde, la Ville exige que vous communiquiez avec elle dès que vous le prenez. Partout, lisez le contrat : Québec.ca conseille de refuser une clause qui vous empêcherait de suivre l'avis de votre vétérinaire.

Ensuite, 15 jours à Montréal

Dans les 19 arrondissements, vous avez ensuite 15 jours pour obtenir son permis animalier et, s'il a plus de 6 mois, pour qu'il soit stérilisé et micropucé, ce que le refuge a souvent déjà fait. La Ville accepte le contrat comme preuve s'il mentionne la stérilisation et la micropuce (pour un chien, avec le numéro de la puce) : vérifiez-le avant de signer, surtout avec un particulier. Mettez la micropuce à votre nom : c'est ce qui permet de vous joindre s'il se perd (vérifiez vos coordonnées au registre). Ailleurs au Québec, le règlement provincial donne au plus 30 jours pour enregistrer un chien auprès de la municipalité, qui peut exiger un délai plus court ou un permis pour le chat : vérifiez auprès de votre ville. Les détails pour Montréal : ce que Montréal exige.

À imprimer

À demander avant de signer, à apporter à la première visite

À demander avant de signer, à apporter à la première visiteHôpital Vétérinaire Métro Iberville · montreal.vet

Avant de signer, demandez :

  • le contrat d'adoption, lu avant de signer, qui mentionne la stérilisation et la micropuce
  • le dossier de santé : vaccins datés, vermifuges, tests, traitements
  • la preuve de stérilisation et le numéro de micropuce (ou le formulaire du vétérinaire)
  • d'où il vient, la date à laquelle il a quitté le Nord ou est arrivé au pays, et depuis quand il est au refuge
  • ce qu'on sait de son comportement, morsures comprises
  • le numéro de permis du refuge
  • l'avis du MAPAQ, s'il vient du Nord-du-Québec ou d'une région touchée par la rage

À la première visite, apportez :

  • tous ces papiers, même ceux d'un autre pays ou dans une autre langue
  • ses médicaments, dans leur emballage
  • un échantillon de selles frais (comment le recueillir)
  • le nom de sa nourriture actuelle
  • vos questions, et ce que vous avez observé depuis son arrivée

Hôpital Vétérinaire Métro Iberville · 514 223-1197 · montreal.vet


Décompression

Les premières semaines : lui laisser le temps

Les premiers jours, un adulte observe avant de s'approcher : il se cache, dort, mange peu. Le repère des 3-3-3 (3 jours, 3 semaines, 3 mois) aide à patienter, sans être une science exacte : chaque animal prend le temps qu'il lui faut.

Le chat

Une pièce calme à lui : litière, eau et nourriture loin de la litière, cachette, griffoir, transporteur ouvert. Laissez-le venir, gardez-le à l'intérieur au moins les premières semaines, et présentez-le à vos chats seulement après son examen et son test (Introduire un nouveau chat).

Le chien

Une routine dès le premier jour, peu de visiteurs, de courtes promenades, pas de parc à chiens au début. Médaille au collier dès le premier jour : un chien qui arrive peut chercher à fuir. Reprenez la propreté comme avec un chiot (un adulte jamais propre), et habituez-le tôt à de courtes absences (prévenir l'anxiété de séparation).

Pour les deux

  • Gardez sa nourriture habituelle au début, puis changez graduellement.
  • Récompensez, ne punissez jamais : un grognement ou un feulement est un avertissement. S'il grogne contre un enfant, séparez-les calmement et appelez-nous : une douleur peut en être la cause, et la punition rend une morsure plus probable.
  • Ne laissez jamais un jeune enfant seul avec lui (les enfants et le nouvel animal).
  • Gardez-le à l'écart de vos animaux au moins jusqu'à sa première visite, et plus longtemps s'il vient du Nord, d'une région touchée par la rage ou d'un autre pays.
  • S'il s'échappe, agissez tout de suite : les premiers gestes.

Première visite

La première visite, quand on ne sait presque rien

Prenez rendez-vous dès les premiers jours, idéalement avant de le présenter à vos animaux, en disant d'où il vient, et apportez la liste. Nouveau chez nous ? Voir Première visite : devenir client.

Ce qu'on vérifie

  • un examen complet, dents comprises;
  • son âge, donné sous forme de fourchette plutôt que de date;
  • sa micropuce, lue et comparée aux papiers;
  • sa stérilisation : un petit tatouage sur le ventre ou, chez le chat, le bout d'une oreille coupé l'indique souvent.

Les vaccins : on part de ce qui est prouvé

Sans preuve fiable, les lignes directrices vétérinaires recommandent de considérer l'animal comme non vacciné et de le vacciner : c'est plus sûr que de deviner, et cela demande souvent plus d'une visite. Une prise de sang envoyée à un laboratoire peut parfois mesurer sa protection contre quelques maladies; pour la rage, un résultat ne remplace jamais le vaccin. La rage n'est pas obligatoire à l'échelle du Québec, mais reste un vaccin de base : on en discute ensemble (la vaccination).

Parasites et dépistages

Une analyse de selles et un traitement contre les vers et les puces (les parasites). Pour un chien, un test du ver du cœur. Pour un chat, un test de la leucémie féline et du virus de l'immunodéficience féline avant de rencontrer vos chats, parfois à confirmer plus tard (notre fiche explique quand). Selon sa provenance, d'autres analyses peuvent être proposées, dont certaines sont envoyées à un laboratoire externe.


Quand nous appeler

Ce qui est normal, et ce qui n'attend pas

Se cacher, dormir beaucoup, observer avant d'approcher : c'est l'adaptation. Le stress peut aussi réduire un peu l'appétit ou ramollir les selles, mais ce n'est jamais une raison de ne pas appeler. Appelez-nous le jour même dans ces cas :

  • Un chat qui ne mange rien, ou nettement moins : au premier vrai repas refusé, appelez. Chez un chat adulte, on ne laisse jamais passer plus de 24 à 48 heures sans manger (pourquoi).
  • Un chien qui refuse complètement de s'alimenter se voit le jour même (Mon chien ne mange plus).
  • Un chien dont on ne connaît pas les vaccins qui vomit ou a la diarrhée, même des selles molles : on ne l'observe pas une nuit, et si nous sommes fermés, on appelle un centre d'urgence plutôt que d'attendre l'ouverture.
  • Pour une diarrhée chez un autre animal, réévaluez sur 24 heures : c'est un plafond, pas un délai à écouler (chien, chat).
  • Un chat qui éternue ou dont les yeux coulent, s'il mange moins, semble abattu ou garde un œil fermé : le stress réveille souvent un rhume qu'il portait déjà (Mon chat éternue et a le nez qui coule).
  • Un chien qui tousse après un séjour en refuge, s'il est abattu, fiévreux, mange mal ou si sa toux s'aggrave (la toux de chenil); en attendant, tenez-le loin des autres chiens.
  • Un animal qui boit peu ou reste abattu.

Les signes du haut de cette page, eux, n'attendent jamais.

Si vous hésitez, appelez quand même : trier, c'est notre travail, pas le vôtre. En dehors de nos heures, un centre d'urgence 24/7 répond, et décrire la situation au téléphone ne vous engage à rien.

Protéger la maison : vos animaux, les enfants, vous

  • Ramassez les selles et videz la litière chaque jour, puis lavez-vous les mains, comme après l'avoir manipulé. Veillez à ce que les enfants se lavent les mains aussi : ils sont plus exposés aux vers des animaux.
  • Une personne enceinte ou dont le système immunitaire est affaibli en parle à son médecin avant d'adopter un chat, et laisse quelqu'un d'autre vider la litière.
  • Une plaque sans poils sur l'animal : pensez à la teigne, transmissible aux humains, et appelez-nous. Une plaque ronde qui démange sur votre peau ou celle d'un enfant : voyez votre médecin ou appelez Info-Santé au 811, en mentionnant le nouvel animal.

Le garde-fou

Ne donnez aucun médicament maison

Un animal stressé qui a la diarrhée, qui éternue ou qui ne dort pas donne envie d'ouvrir la pharmacie, ou d'acheter quelque chose « pour l'aider à s'adapter » sans nous en parler. C'est là qu'un geste bienveillant peut devenir dangereux.

Acétaminophène (Tylenol)

Mortel pour le chat, même un seul comprimé. Il n'existe aucune dose sécuritaire. Chez le chien, il s'attaque au foie. Si votre animal en a avalé, c'est une urgence immédiate.

Ibuprofène (Advil), naproxène (Aleve), aspirine

Ulcères digestifs et atteinte des reins, chez le chien comme chez le chat, et le chat est touché à des quantités plus petites que le chien. Jamais d'anti-inflammatoire humain, quelle que soit la raison. Chez un petit animal, un seul comprimé peut suffire.

Les restes d'ordonnance et les produits de pharmacie

L'antibiotique ou les gouttes d'un autre animal, un produit contre la diarrhée ou le rhume. Une ordonnance est calculée pour un animal, pour un problème et pour un poids : elle ne se transfère pas. Et beaucoup de produits contre le rhume contiennent de l'acétaminophène.

Les calmants et somnifères humains, les produits « calmants » et les huiles essentielles

Un animal qui s'adapte a besoin de temps, pas d'un produit donné à l'aveugle. Le chat est très sensible aux huiles essentielles, et un diffuseur peut suffire. Parlez-nous-en avant d'acheter.

Les antipuces pour chien

Plusieurs contiennent de la perméthrine, un poison violent pour le chat (tremblements, convulsions). Jamais un produit « pour chien » sur un chat, même en petite quantité, et attention au chat qui se frotte à un chien fraîchement traité.

Les médicaments remis par le refuge

Donnez-les exactement comme indiqué, et apportez-les à la première visite.


FAQ

Questions fréquentes

Depuis son arrivée, il mange à peine, il a la diarrhée ou il éternue. Est-ce normal ?
Un peu, les premiers jours : le changement fatigue et stresse. Un appétit plus petit le premier soir, des selles un peu molles après un changement de nourriture, un rhume qui ressort chez un chat qui le portait déjà, c'est fréquent. Mais certaines limites ne se négocient pas. Chez un chat adulte, on ne laisse jamais passer plus de 24 à 48 heures sans manger, et vous n'avez pas à attendre d'y arriver : au premier vrai repas refusé, appelez. Votre chat déjà là, lui aussi : s'il mange nettement moins depuis l'arrivée du nouveau, la même limite vaut pour lui. Appelez aussi pour un chat qui n'a encore rien laissé dans sa litière après sa première journée. Un chien qui refuse complètement de s'alimenter se voit le jour même. Pour une diarrhée, réévaluez sur 24 heures : c'est un plafond, pas un délai à écouler; et un chien dont on ne connaît pas les vaccins ne s'observe pas une nuit, même pour des selles molles. Du sang, un animal abattu ou une respiration difficile : appelez tout de suite. Si nous sommes fermés, un centre d'urgence 24/7 répond : n'attendez pas l'ouverture.
Le refuge l'a déjà examiné. Dois-je quand même l'amener chez le vétérinaire, et quand ?
Oui, dès les premiers jours. L'examen du refuge date parfois de plusieurs semaines, et il ouvre un suivi plutôt qu'il ne le termine : un vaccin commencé au refuge demande souvent une suite, un test peut devoir être refait plus tard, et c'est à cette visite qu'on bâtit son plan de prévention pour sa nouvelle vie. Si vous avez déjà des animaux, faites-le examiner, idéalement avant qu'il les rencontre. Apportez tous les papiers du refuge : ce qui a été fait compte.
Combien de temps faut-il pour qu'il s'adapte ? Il se cache et il a peur de moi.
Ce qui doit faire appeler, ce n'est pas la timidité : c'est un animal qui ne mange pas, ne boit pas, n'urine pas, ou dont la peur tourne à l'agressivité. Et s'il vient du Nord, d'une région touchée par la rage ou d'un autre pays, une agressivité ou des morsures qui apparaissent d'un coup ne sont pas de la peur à apprivoiser : c'est un signe du haut de cette page.
Il n'a aucun carnet de vaccination. Faut-il tout refaire ? Et comment connaître son âge ?
Souvent, oui, et ce n'est pas un problème. Sans preuve fiable, les lignes directrices vétérinaires recommandent de le considérer comme non vacciné : vacciner un animal qui l'était peut-être déjà comporte peu de risques, alors que deviner à tort le laisse sans protection. Le plan exact, et le nombre de visites, se décident à l'examen. Quant à l'âge, une fois les dents d'adulte en place, on le donne sous forme de fourchette : ses dents, ses yeux et son état général donnent un ordre de grandeur, pas une date de naissance.
Son carnet vient d'un autre pays, ou du Nord. Est-ce qu'il compte ?
Il compte comme information, et on le lit avec soin. Pour un animal venu d'un autre pays, l'Agence de la santé publique du Canada rappelle que les vaccins, les tests et les traitements faits ailleurs ne sont pas toujours aussi fiables que ceux d'ici, et qu'il faut parfois les refaire. Pour la rage en particulier, c'est à l'examen que le vétérinaire décide s'il faut revacciner. Et pour un chien du Nord ou un animal venu d'une région touchée par la rage, même un carnet à jour ne remplace pas les six mois de précautions du MAPAQ : un vaccin donné à un animal déjà infecté n'empêche pas la maladie. Apportez l'original, même dans une autre langue.
Combien de temps le garder à l'écart de mes autres animaux ?
Tout dépend de sa provenance. Pour un animal adopté ici et en santé, au moins jusqu'à sa première visite, puis on le présente graduellement. Pour un chat, au moins jusqu'au résultat de son test de dépistage, et jusqu'à l'avis du vétérinaire avant un contact complet : un premier résultat négatif doit parfois être refait. Pour un chien venu d'un autre pays, l'Agence de la santé publique du Canada recommande deux à quatre semaines à l'écart des autres animaux et des personnes vulnérables; s'il a vécu dans une région où la rage circule chez les animaux, le MAPAQ recommande en plus six mois de surveillance attentive. Pour un chien du Nord, ou pour un chien ou un chat errant ou à l'histoire inconnue venu d'une région touchée par la rage, le MAPAQ recommande six mois de précautions : pas un isolement total, mais des contacts limités et surveillés, et des animaux de la maison vaccinés contre la rage. Les présentations elles-mêmes prennent du temps : souvent quelques semaines, et entre chats, parfois des mois.
Je l'adopte d'un particulier, par une petite annonce. Qu'est-ce qui change ?
Les mêmes questions, avec plus de prudence, parce qu'un particulier n'a pas les obligations d'un refuge. Avant de vous engager, demandez à voir l'animal là où il vit, son carnet de santé et le numéro de sa micropuce. Gardez une trace écrite de ce qu'on vous dit, et faites inscrire la stérilisation et la micropuce dans le contrat : à Montréal, c'est la preuve que la Ville accepte pour le permis. Méfiez-vous des signaux d'alarme de la section « Avant de dire oui ». Pour un chat, demandez s'il a été testé pour la leucémie féline et le virus de l'immunodéficience féline; sinon, faites-le tester dès son arrivée.
Ça ne se passe pas comme je l'imaginais. Est-ce que j'ai fait une erreur ?
Pas forcément. Les premières semaines avec un adulte sont souvent plus difficiles qu'on ne le prévoit, et beaucoup de difficultés s'atténuent avec le temps, une routine et de l'aide. Commencez par écarter une cause médicale : un animal qui a mal, qui a des démangeaisons ou un problème urinaire change de comportement, et ça se traite. Si la peur ou l'agressivité s'installent, un rendez-vous permet de faire le point et de vous orienter au besoin; une agressivité soudaine chez un animal du Nord, d'une région touchée par la rage ou d'un autre pays relève plutôt du haut de cette page. Et si, malgré tout, ça ne fonctionne pas, relisez la politique de retour de votre contrat et revenez d'abord vers le refuge ou la personne qui vous l'a confié, qui connaît l'animal; ne le laissez jamais dehors. S'il vient du Nord ou d'une région touchée par la rage depuis moins de six mois, le MAPAQ demande d'éviter de le donner : parlez-en d'abord au refuge et à nous.

Ce guide est fourni à titre informatif, pour vous accompagner. Il ne remplace pas l'avis personnalisé de votre vétérinaire : chaque animal et chaque histoire sont différents. Au moindre doute, parlez-en à notre équipe.

Mise à jour le 16 octobre 2026

Vous venez d'adopter, ou vous êtes sur le point de le faire ?

Prenez rendez-vous pour sa première visite, et apportez tous ses papiers, même incomplets : on part de ce qui est connu et on bâtit avec vous le plan pour le reste. Une question avant de signer ? Appelez-nous : on vous dira si une visite est le bon moyen d'y répondre.